Vivre contre la nature
L'être humain ne peut pas vivre contre la nature, ni même de dos à elle. Mais actuellement il est si pathologique l'égocentrisme des individus de notre espèce, que plusieurs se permettent de considérer la nature comme un simple décor imparfaite dans lequel ils vivent par hasard, et que précisément pour être inévitable et imparfait il mérite d'être traité avec indifférence, avec négligence et dans plusieurs occasions même avec mépris.
L'ex-président d'un pays puissant a dit en une occasion que si voulaient être évités les incendies forestiers, la solution mieux consistait à éliminer les bois. Ainsi de simple : modifier —ou éliminer— tout ce qui fait "imparfait" l'environnement que nous habitons.
Certainement, dans les divers et différents domaines de la vie, beaucoup de choses sont modifiables et supprimables, et dans non peu d'occasions il est obligatoire le faire —je laisse les exemples dans les mains de l'intelligence et l'imagination du lecteur—. Cependant, quand il s'agit de la nature, nous devrions avoir en compte que depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, chaque fois que l'être humaine a mis les mains sur l'ordre naturel, les conséquences à court, moyen ou à long terme ont été néfastes. L'histoire nous le démontre avec des clairs exemples qui sont devenus plus abondants et évidents peut-être à partir de la révolution industrielle, c'est-à-dire, depuis que c'était conçue l'actuelle idée de "progrès".
Cette est une idée qui est née taré, puisque elle a adopté les prémisses de la croissance exponentielle et de l'accumulation illimitée de connaissances, de biens et d'instruments de développement —économique, technologique, scientifique, etc.—. Il s'agit d'un progrès "contre nature", sélectif, destructeur, vide de contenu ..., vide d' humanité, en les antipodes de l'idée de développement douce, équilibré et durable, duquel les processus naturels sont exemple. Dans un progrès du type que nous connaissons, seulement prospère l'avarice, la compétitivité, l'individualisme, l'absence de solidarité ..., la déshumanisation. C'est un progrès difforme et qui déforma, qui vide les ressources, détruit l'environnement, enrichit quelques personnes et appauvrit millions, et pervertit l'esprit et la psyché de l'individu.
Il est ainsi, dans ce progrès entendu comme civilisateur —ou plutôt comme synonyme de société civilisée— s'est initié le processus lent qui a fait l'individu psychologiquement pathologique, surtout en ce qui concerne l'élévation maladive de son égo-androcentrisme. Cela non a seulement des conséquences dans les relations humaines, pointées sur l'égoïsme, sur la préoccupation pour la satisfaction des propres désirs; aussi il a permis que commençassent à rouler dans le monde la fausse idée de que l'être humain est —ou il sera— capable de contrôler et "dominer" tout, incluse, naturellement et surtout, la nature qui fournit si de contrariétés à l'individu pour n'être pas faite à image et similitude de leurs désirs.
Arrogance pure, ambition insane... et manque d'intelligence, de sensibilité et de réalisme. Notre espèce, que l'on suppose qu'elle ait surpassé la pensée magique des premiers stades de notre évolution et d'organisation sociale, est tombée dans un autre type de pensée, qui non par apparemment rationnel est moins magique : la pensée pragmatique, utilitariste..., scientifique. Cependant, la pensée magique primitive diffère de la contemporaine par un aspect essentiel; elle était connectée à l'ordre naturel, à l'humain, à l'émotif; en revanche, la pensée magique actuelle ne contient pas de vestige le plus minimal d'humanisme et elle est scindée de la nature, à dont domaine appartient tout ce qui nous fait humains.
Partie de cela sont les sentiments, desquels aujourd'hui, pratiquement, seulement ce d'omnipuissance prévaut, envahit les idées, colonise les esprits et triomphe sur l'humilité et la sagesse. Ainsi, la majorité des personnes croient —puisque c'est effectivement une question de foi— que l'être humain est capable de résoudre avec la touche simple du bâton magique de la science et de la technologie ce qu'il a abîmé au nom d'un progrès et un développement mutilateurs. Nous nous vantons d'avoir acquis si de connaissances et d'instruments, d'être si savants et de raconter avec si de ressources de tout caractère, que nous nous sentons capables de changer le monde quand nous le considérons opportun ou nous avons envie : le modèle économique, le type de société, etc., etc.
Il est évident que jusqu'à l'aujourd'hui nous n'avons pas pu le faire, et je crains que les responsables d'adopter les mesures pertinentes ne pourront pas le faire dans l'avenir immédiat. Est nécessaire amplitude de pensée, sensibilité, capacité, conviction et valeur pour prendre décisions contre ceux qu'exercent réellement le pouvoir. Pendant ce temps, nous continuons en restant abasourdis quand les événements échappent à notre contrôle comme s'ils avaient vie propre —les crises économiques ou le changement climatique, pour mettre quelques exemples—, et, contre toute évidence, nous continuons en considérant la nature comme un décor complémentaire de notre existence, en omettant que la nature est le domaine qui fait cette existence possible.
Nous sommes partie inséparable de la nature, de fait "nous sommes" nature, et tandis que nous n'acceptions pas cette vérité et vivions "avec" la nature et non "contre" ni "de dos" à elle, nous serons une autre espèce —une plus— en risque d'extinction, et seront condamnés à l'échec toutes les réunions et sommets que les États organisent au plus haut niveau pour garantir notre survivance.
Le sommet de Copenhague est un autre exemple de cela. Seulement des déclarations de bonnes intentions face à l'opinion publique. Dans le grand théâtre de l'hypocrisie éclairent très bien les discours retentissants, cette rhétorique creuse à laquelle nous ont habitués les dirigeants. Aucun fait concret ne dérive jamais de ces discours, en plus de mensonge.
Décembre 2009 |